Ah..! Meschers-sur-Gironde
Voici la plage de l'Arnèche en haut de l'estuaire de la Gironde. Un panorama superbe où les 25 retraités que nous étions ont pu s'évader nager et se lâcher en toute liberté.
Contents nous étions, même si nous avons déploré l'état de propreté lamentable de notre moyen de transport, à l'aller comme au retour.
D’où la "parenthèse-bêtisier" à la fin de ce reportage : "Mieux vaut en rire !"
Le choix de l’AFL de Chécy.
Avec un mot d'ordre, partir l’espace d’un séjour pour savourer les richesses du coin au patrimoine riche en surprises. Profiter pour rencontrer des hôtes de qualité, attentifs à vous accueillir avec la générosité de ceux qui aiment recevoir.
Ce qui fût le cas pour cette semaine passée à Meschers au village-club de l'Arnèche. Son offre s’est épanouie en une collection de promesses de charme et de qualité. Merci AFL et CCAS de Chécy. Même si les locaux un peu vétustes de l'Arnèche ont « cassé les pieds" de ceux qui mesuraient un peu plus de 1m79. Du hors normes pour des pieds dépassant du lit !
La prestation du Village de l'Arnèche ne serait rien sans ses animateurs bienveillants. Un service et des animations de qualité allant du « simple luxe » à la sobriété. Théo, notre animateur, a su nous y faire participer avec gentillesse et brio.
Notamment avec les femmes. Normales car plus nombreuses et plus... bavardes ! Et d'ailleurs, à quelle sainte se vouer ? : Martine et Francine, Charlette et Régine, Marie-Ange et Jacqueline, Janine, Odile, Colette Eliane et Simone, Mauricette ou Yvette, Joëlle, Françoise, Adrienne Marie ou Maria... tiens, il en manque une ! Mais aussi avec les "pauvres hommes" que nous étions : Saint François, Saint Ilario, Saint Colbert, Saint Jacques, Saint Jean-Pierre et Saint Jean-Charles... "pauvres de nous !"
Quant à la table régionale, c’était plutôt de la cuisine sincère et sans surprises.
ROYAN
Bien entendu, voir Meschers sans Royan était inconcevable. Son église, son marché, ses plages et son embarcadère pour la pointe de Grave. Personne ne s'y est perdu... excepté le chauffeur qui n'a pas pu mémoriser l'emplacement du carroussel pour nous reprendre ! (voir la parenthèse en bas de l'article). Au sud de Royan, St-Georges-de-Didonne a pris figure de station balnéaire familiale, avec une vaste plage. C'est peut-être pour mieux nous guider vers Meschers. Un sentier en corniche fait le tour de la pointe de Suzac. Sentier que les marcheurs invétérés cassiens ont pu apprécier. Vues sur le phare de Cordouan, les falaises les vestiges de la guerre 40, les pêcheries et carrelets, et la forêt du même nom : Suzac.
Dernière commune de l'estuaire à présenter la panoplie complète d'une station balnéaire, Meschers dispose d'un petit port de plaisance non loin de ses plages de l'Arnèche et des Vergnes... désertes en cette fin juin. Mais qui s'en plaindrait ? L'eau tiède (en surface) a permis pour les plus téméraires de s'y baigner royalement.
Connue pour ses grottes creusées dans les falaises de calcaire, Meschers a servi d'abri aux protestants lors des guerres de Religion, aux contrebandiers ou aux familles de pêcheurs. Des escaliers taillés dans la falaise permettent de visiter les grottes de Régulus et celles de Matata. Notre guide a régalé l'assistance avec la description des lieux insolites,étranges, drôles, parfois inquiétants. Des tas d'anecdotes charriées par des vies extraordinaires avec ses étymotologies bizarres sollicitant la curiosité comme la vie insoupçonnable de l'esturgeon...
Plus loin, dans l'estuaire, on arrive à Talmont s/Gironde avec sa célèbre église romane Ste-Radegonde. Joyau de la Saintonge elle est "plantée" là, dans sa presqu'île au pied de son cimetière. Les lieux sont volontairement laissés en friches pour conserver toute la spendeur à ses fleurs sauvages. Le musée du pêcheur a retenu toute notre attention. Plus tard, le groupe a pu revoir l'église sous un angle différent avec la promenade en mer. Vue impressionnante sur les habitations troglodytes.
De Meschers à Talmont en passant par Oléron et Chassiron avec un bon gueuleton...
Le château d'Oléron situé à l'avant d'une ville quadrillée de rues orthogonales vaut le coup d'oeil. Avec lui, la citadelle achevée par Vauban avec des remparts surplombent la mer. La vue vers le Fort Louvois et le Fort Boyard est superbe. La visite autour du phare de Chassiron, "ce bout du monde à nous", s'est faite après un copieux déjeuner au restaurant panoramique dominant le port. L'instant qui a requinqué toute la troupe...
Bilan, un bon petit séjour ensoleillé qui a mêlé avec bonheur l'histoire et la géographie.
Signé, Jean-Charles...
La parenthèse-bêtisier illustrée, liée à notre transport :
CAR... MIEUX VAUT EN RIRE !
Alors qu'un chauffeur de car se doit de faire "tout" pour le confort de ses passagers, nous, lesdits passagers du troisième âge, avons connu le plus "maladroit" d'entre eux, pour ne pas dire plus ! A croire que son objectif, cette semaine-là, était de se comporter comme si la stupidité était une vertu ! Précision : c’est parce que le chauffeur a délibérément ignoré notre requête qui consistait à nettoyer le pare-brise sale que cette parenthèse existe.
Bien entendu, il n'est pas question ici de faire son procès. On "s’amuse seulement" de situations, comme à Royan où il se trompe d'endroit pour nous ramener.
Bref, en vrac, en voici quelques unes qui auraient pu connaître de fâcheuses conséquences.
D'abord, le chauffeur accuse du retard à Chécy. Il se trompe d’adresse mais souhaite que le groupe se rende (avec les valoches) sur les lieux où il a décidé de stationner ! En l'occurence à 450m du point initialement prévu. Après discussion, il revient quand même avec le car. Ouf !
Ensuite, rapidement chacun comprend que ce car est sale. Le précédent chauffeur ayant eu du retard lui-même, l’entreprise « n’a pas eu le temps de le nettoyer» ! Les sièges sont donc "dégueulasses", les poussières prenantes, le plancher non balayé. Papiers, cheveux épars, cendriers encombrés, bouteilles vides, vitres grasses et pare-brise moucheté par un millier d'insectes. Mais, selon le patron qui l’affirme, «rien de gênant à partir du moment où les toilettes sont vérifiées !» En fait, « on n’y verra rien ! Le car restera en l'état jusqu’au dernier jour ! Enfin, le chauffeur ne s’est pas présenté. Du rarement vu !
Le plus "effrayant", jusqu'à preuve du contraire :
Le chauffeur s'arrête sur un refuge de l'autoroute avant péage pour prendre une passagère en retard. On est au ras de la bande d'arrêt d'urgence ! C’est bien connu, un passager peut demander à arrêter un car où bon lui semble ! Le risque d’amende est plus important pour l’entreprise que le risque d'accident ! Quand on pense qu'on n’a pas pu obtenir un nettoyage du pare-brise !
Le chauffeur doit demander sa route car son GPS tout neuf ne "fonctionne" pas. Certains passagers descendent même du car pour se renseigner ! La petite route sur laquelle nous n'avons rien à faire nous mène à un passage à niveau. Caprice de GPS, et hop, on franchit cet endroit alors que les demi-barrières vont se baisser ! la signalisation a dû prendre, elle aussi, du retard !
Quant aux arrêts sur les aires d'autoroute, notre car est amoureux des poids-lourds. Il se serre contre eux ou en zone de travaux ! Pourtant il y a souvent des places libres à moins de 100m, à l'écart de la foule, là où sont les bancs et la verdure. Quoique, à bien y réfléchir, un arrêt en sandwich à l'heure du casse-croûte... c'est pas bête du tout !..
Coups de trottoirs, à-coups intempestifs, c’est normal pour un car de ce gabarit... du moins c’est ce qu’a tenu à préciser le chauffeur lui-même lors de la sortie à Oléron. Or, en les observant, ses collègues des 2 autres cars (propres), n’ont jamais rien touché. Pour les distances de sécurité, disons que notre chauffeur qui suivait avait peur de les perdre…
Heureux, le chauffeur nous annonce qu'il ne faut rien lui demander le jour de son repos (?)
Contrairement à ses collègues, le jour de l'arrivée, le chauffeur refuse de conduire son car à l'entrée de la résidence faute de manoeuvre délicate. Un animateur doit alors s'organiser pour transporter toutes les valises à partir du bas de la résidence. Au dernier jour, c'est le directeur du centre qui doit insister et jouer de tact pour "obliger" le chauffeur à embarquer les valises près du hall d'entrée... Et le pique-nique du midi au retour s'est fait au beau milieu d'une aire bondée, sur une herbe souillée et, comme d'habitude, à 150m d'un lieux calme et accueillant ! Incroyable, mais vrai.
Mais en fin de compte... le bonheur n'est-il pas de passer à côté du pire ?
Signé, Jean-Charles.
N.B. Avec une clé USB une sélection de photos prises par chacun d’entre nous peut représenter un livre très complet. Par exemple, une estimation moyenne pour une semaine représente environ 150 photos par couple réalisées par un groupe de 30 voyageurs, soit 2250 photos ! Ceci pour vous donner une idée de l’iconographie permettant d’en tirer un bon diaporama.
De ce fait, n’hésitez pas à faire part de votre point de vue sur cet estuaire, photos et «humeurs» à l’appui. Contactez-moi "ici" ou par le biais de l’AFL.Chécy. Par avance, merci.



































